Appello del popolo Rapa Nui (abitanti dell’Isola di Pasqua)
alla comunità della stampa internazionale per seguire le trattative previste a
partire dal 17 settembre tra il Parlamento Rapa Nui e lo Stato Cileno.
A partire dal 17 settembre si celebrerà nell’Isola di Pasqua un
avvenimento determinante per il futuro del popolo Rapa Nui, la trattativa
con i rappresentanti dello Stato Cileno per la restituzione della sovranità.
Il Parlamento Rapa Nui chiede allo Stato Cileno:
1) l’annullamento dello statuto attuale dell’Isola e il
riconoscimento del governo Rapa Nui.
2) il riconoscimento del Trattato Internazionale del 1888
stabilito per la nazione Rapa Nui e che rappresenta la costituzione dello
stato stesso.
3) la restituzione totale delle terre e della sovranità
territoriale Rapa Nui sullo spazio aerospaziale e marittimo ( includendo lo
spazio sottomarino e sotterraneo )
Lo stato Cileno invierà diversi rappresentanti a condurre queste trattative
reclamate da molto tempo dalla nazione Rapa Nui. Il Parlamento con il popolo
Rapa Nui desidera che le trattative siano seguite dalla stampa
internazionale con l’obiettivo di garantire il buono sviluppo degli
intercambi e una copertura oggettiva da parte dei mezzi di comunicazione
indipendenti dello Stato Cileno. L’appoggio della comunità internazionale è
essenziale per ascoltare la voce del popolo di Rapa Nui nel rispetto dei
diritti intrinseci ai Rapa Nui.
Alcune indicazioni complementari:
dalla data del 1888 in cui il Cile annesse ufficialmente l’Isola di Pasqua,
un lungo elenco di oppressioni da parte delle autorità cilene scandisce la
storia del popolo Rapa Nui.
Con l’aumento dei reati nei confronti dei diritti fondamentali degli
abitanti, del loro patrimonio culturale e ambientale, i Rapa Nui si
organizzarono in conformità alle leggi ancestrali redatte nel Trattato
Internazionale del 1888 (Trattato redatto dai rappresentanti della nazione
Rapa Nui).
Nonostante i reclami dei Rapa Nui e le diverse denuncie da parte di
alcuni scienziati ( Cf. Articolo di Carmen Gloria Jimenez, Dottoressa in
Educazione Scientifica – Barcellona – Spagna “ Lo stress del suolo di Rapa
Nui “ sugli effetti degli esplosivi nella cava del MOP), i rischi ambientali
ed ecologici così come i suoi impatti sul patrimonio culturale dell’Isola
(dichiarato patrimonio dell’umanità dall’UNESCO) non hanno smesso di
crescere in questi ultimi anni.
Grazie alla complicità dei mezzi di comunicazione cileni, gli abusi dei
rappresentanti dell’autorità cilena, che si prende gioco dei diritti
fondamentali dei Rapa Nui, resta sconosciuta alla comunità internazionale.
Tra le ultime azioni intraprese dai Rapa Nui citiamo:
- nell’agosto 2009, blocco dell’aeroporto dell’Isola che
si concluse con una promessa dello Stato Cileno di restituzione della
sovranità ai Rapa Nui.
A tutt’oggi nessun’azione è stata tuttavia condotta in questo senso dallo
Stato Cileno.
- Nel settembre 2010, consulenze legali internazionali
per intraprendere ricorsi giuridici con l’obiettivo di far rispettare i
diritti del popolo Rapa Nui.
Lo Stato Cileno ha reagito aumentando il numero di Carabineros sull’Isola
e portando avanti varie azioni di intimidazione contro il Parlamento e la
sua gente.
Leviante Araki Tepano, rappresentante del Parlamento Rapa Nui
Lettre au président de la République, par Tahar Ben Jelloun
| 04.09.10 |
Monsieur le Président,
J'ai la chance de bénéficier de deux nationalités. Je suis marocain et
français depuis 1991. Je suis heureux d'appartenir à deux pays, deux
cultures, deux langues et je vis cela comme un enrichissement permanent.
Depuis vos déclarations de Grenoble sur la possibilité de déchoir de la
nationalité française une personne qui aurait commis un délit grave, je sens
ma nationalité française quelque peu menacée, en tout cas fragilisée. Non
que j'aie l'intention de tomber dans la délinquance et de troubler gravement
l'ordre public, mais je vis cela comme une attaque du socle fondamental du
pays, sa Constitution. Et cela, Monsieur le Président n'est pas admissible
dans une démocratie, un Etat de droit comme la France qui reste malgré tout
le pays des droits de l'homme, pays qui a accueilli et sauvé des centaines
de milliers d'exilés politiques tout au long du siècle dernier.
Vous aviez déclaré en 2004, quand vous étiez ministre de l'intérieur qu'"à
chaque délit, il doit y avoir une réponse ferme. Mais celle-ci ne peut
varier selon que l'on est, sur sa carte d'identité, français ou non".
Le président que vous êtes aujourd'hui contredit le ministre que vous avez
été. Cela m'amène à réfléchir à la fonction qui est la vôtre et à répondre
tardivement au débat qu'un de vos ministres a cru bon de lancer sur la scène
publique à propos de l'identité nationale.
La nationalité est une part de l'identité. Elle peut être double, comme
dans mon cas. Je ne me vois pas privé de l'une des deux. Je me sentirais
diminué.
Par ailleurs, aucune société n'est raciste en soi. C'est stupide et
injuste de dire que "la France est un pays raciste". La France, comme tant
d'autres pays, est traversée par des tendances à l'exclusion et au racisme,
parfois pour des raisons idéologiques et politiques, et d'autres fois pour
des raisons de malaise social, de pauvreté et de peur. Faire l'amalgame
entre insécurité et immigration est plus qu'une erreur, une faute.
Le rôle d'un dirigeant politique est de décourager, voire empêcher le
développement de ces tendances. Un chef d'Etat ne doit pas réagir avec ses
humeurs et ses tripes. Au contraire, il n'est pas un citoyen qui peut se
permettre de dire n'importe quoi. C'est quelqu'un qui doit peser ses mots et
mesurer les conséquences qu'ils peuvent générer. L'Histoire enregistre ses
déclarations, les bonnes et les mauvaises, les justes et les malvenues.
Votre quinquennat sera certainement marqué par quelques-unes de vos bavures
langagières. N'importe quel homme insulté a le droit de réagir. Pas un chef
d'Etat. Non pas qu'on soit autorisé à vous manquer de respect, mais vous
devez vous situer au-delà du niveau du citoyen moyen. Vous êtes un symbole,
porteur d'une fonction noble et exceptionnelle. Pour habiter cette fonction,
pour consolider cette ambition, il faut savoir prendre de la hauteur et ne
pas coller aux faits au point d'oublier qu'on est un citoyen d'exception.
Qu'il soit issu d'un parti défendant des valeurs de droite ou de gauche,
le chef de l'Etat, parce qu'élu au suffrage universel, doit être le
président de tous les Français, y compris des Français d'origine étrangère
même quand le malheur casse leur destin ou les prédispose à une précarité
pathogène. Or, vos récentes déclarations, dénoncées par un éditorial du
New York Times et par des personnalités aussi importantes que
Robert Badinter, sont le signe d'un dérapage qui, peut-être vous
apporterait en 2012 certaines voix du Front national, mais vous place dans
une situation difficilement défendable.
APARTHEID
Monsieur le Président, je comprends votre souci sécuritaire. Vous ne
trouverez personne pour défendre des voyous qui tirent sur des agents de la
police et de la gendarmerie. La justice est là pour donner "une réponse
ferme" à ces délits ; ils doivent être jugés sans que leurs origines, leur
religion ou leur couleur de peau soient prises en compte, sinon, on
tomberait dans l'apartheid. Mais la répression ne suffit pas. Il faudra
aller aux racines du mal et assainir de manière définitive la situation
dramatique des banlieues.
Il est plus facile de susciter la méfiance, voire la haine de l'étranger,
que le respect mutuel. Un chef d'Etat n'est pas un policier au statut
amélioré. C'est un magistrat, le plus haut placé, donc celui devant être
irréprochable dans sa conduite et dans ses paroles. Il est le garant de la
justice et de l'Etat de droit. Quand, Monsieur le Président, vous promettez
la déchéance de la nationalité aux délinquants d'origine étrangère qui
porteraient atteinte à la vie d'un policier ou d'un gendarme, vous tenez un
discours que la Constitution réfute. C'est une parole en l'air, car vous
savez pertinemment que l'application d'une telle loi, si elle est votée,
créerait plus de problèmes qu'elle n'en résoudrait. Ce n'était pas à vous de
lancer cette menace.
Monsieur Le Président, vous n'êtes pas sans savoir ce que l'ONG
Transparence France a écrit dans son dernier rapport. Au cas où cela vous
aurait échappé, je vous cite une de ses conclusions : "La France
continue de véhiculer une image relativement dégradée de sa classe politique
et de son administration publique." La France est par ailleurs classée
au 24e rang sur 180 pays en ce qui concerne la corruption.
La crise économique n'est pas une excuse. La crise morale est un fait. Il
revient à vous, Monsieur le Président, de rétablir l'image de la France dans
ce qu'elle a de plus beau, d'enviable et d'universel, à savoir son statut de
pays des droits de l'homme, pays de la solidarité et de la fraternité
proclamées, terre généreuse, riche de ses différences, riche de ses couleurs
et de ses épices, prouvant entre autres que l'islam est tout à fait
compatible avec la démocratie et la laïcité. Pour cela, Monsieur Le
Président, effacez, je vous prie, de votre discours les idées malheureuses
qu'un parti d'extrême droite diffuse dans le but de fermer ce pays sur
lui-même, de l'isoler et de trahir ses valeurs fondamentales.
Ecrivain et poète, membre de l'académie Goncourt depuis 2008. Il a reçu
le prix Goncourt pour "La Nuit sacrée" ("Points" Seuil) en 1987. Il a publié
"Le Racisme expliqué à ma fille" (Seuil, 1997). Dernier livre paru, "Au pays",
chez Gallimard (2009).
L'invito della Commissione dopo le espulsioni dei rom effettuate dal governo
francese
La
Commissione europea ha reiterato oggi l'invito agli stati membri nelle
scorse settimane ad applicare in modo corretto le regole Ue in materia di
libera circolazione dei citaddini, in seguito a quanto accaduto in
Francia con le
espulsioni dei Rom, ma anche in Italia. Il portavoce del
commissario europeo alla Giustizia Viviane Reding, Mattew Newman ha
dichiarato: "Non facciamo commenti sulle singole situazioni degli Stati
membri, ma stiamo le monitorando da vicino e siamo in contatto regolare con
le autorità nazionali, anche se è agosto, in quanto si tratta di una delle
leggi fondamentali dell'Ue". I cittadini espulsi, come i rom di origine bulgara e rumena
allontanati dalla Francia, possono fare ricorso in appello
contro la decisione del governo nazionale.
Bruxelles ha inoltre ricordato che in materia di espulsione deve essere
sempre rispettato il principio di proporzionalità e le
valutazioni devono essere esaminate caso per caso. Avere mezzi di
sostentamento, non pesare sul sistema di sicurezza sociale, avere
un'assicurazione sanitaria e non costituire un pericolo per la pubblica
sicurezza sono i quattro criteri chiave che devono essere soppesati dalle
autorità nell'analisi di ogni singola situazione.
Incendio in un campo rom a Roma. Muore un bambino di tre
anni, il fratellino in fin di vita
Un'intera famiglia è rimasta coinvolta In un incendio divampato questa notte a
Roma in alcune baracche di un campo rom abusivo in via Ercole Morselli. Un
bambino di tre anni è morto, mentre il fratellino di tre mesi, nato solo il 24
maggio scorso, è ricoverato in terapia intensiva pediatrica al Policlinico
Gemelli con ustioni sul 40% del corpo ed è in prognosi riservata. I genitori
entrambi romeni e disoccupati, 23 anni lui e 21 anni lei, sono stati medicati al
Sant'Eugenio con 25 giorni di prognosi.
L'allarme è arrivato all'una e mezzo della notte. I vigili del fuoco hanno
domato le fiamme intorno alle tre e quando hanno fatto il sopralluogo nelle
quattro baracche distrutte dalle fiamme hanno trovato il corpicino carbonizzato
del bambino di tre anni. Le cause dell'incendio sono in corso di accertamento e
militari e vigili del fuoco non si sbilanciano. Ma secondo alcune indiscrezioni,
l'incendio potrebbe essere stato provocato da una candela lasciata accesa ieri
sera. Nell'insediamento abusivo di via Morselli, situato a poca distanza dal
campo nomadi della Muratella, a circa un paio di chilometri, vivono centinaia di
romeni in una quarantina di baracche.
È essenziale superare gli accampamenti secondo Najo Adzovic, delegato per i Rom
del sindaco di Roma Gianni Alemanno, intervistato da Unomattina. «I nomadi - ha
ricordato Adzovic - per lo più non sono nomadi ma stanziali, tranne una parte
della comunità, soprattutto abruzzesi e giostrai». E «rispetto alla chiusura
degli accampamenti noi per la prima volta nella storia abbiamo cominciato un
percorso con il sindaco Alemanno e questa amministrazione, nel quale siamo
diventati protagonisti della nostra vita e parliamo direttamente ai tavoli della
prefettura. Stiamo cercando di risolvere le problematiche della comunità,
allontanare chi non manda i bambini alle scuole e chi non vuole frequentare il
contesto civile italiano». Proprio una «sana politica normativa» sarebbe
necessaria per «superare la situazione degli accampamenti».
Non è la prima volta che a Roma un bambino di tre anni muore carbonizzato in una
baracca di fortuna: il 26 dicembre del 2008 nella pineta di Castelfusano, a
Ostia, sul litorale romano, fecero la stessa fine Kristinel di 3 anni e la madre
Dorina di 32, entrambi romeni. Il giorno di Santo Stefano Dorina, arrivata dalla
Romania, dove viveva col figlio, era arrivata nella capitale per trascorrere le
feste di Natale con il marito, in Italia da diverso tempo. Aveva acceso un fuoco
per cercare di scaldare quel ricovero fatto di legno e cartoni, ma in pochi
minuti la baracca aveva preso fuoco. Scampò alla tragedia il marito della donna
poichè si era alzato molto presto per andare a lavorare. Il sindaco di Roma
Gianni Alemanno in quell'occasione parlò di una tragedia «terribile» e disse che
contro «la piaga degli accampamenti abusivi dentro le aree urbane bisogna essere
ancora più incisivi».
l Vaticano: «Nuovo olocausto». La tragedia di Roma è accaduta mentre non si
placano le polemiche sull'espatrio forzato dei rom in Francia. La «persecuzione»
di cui sono oggi vittime i rom è una sorta di nuovo «olocausto», ha affermato in
un'intervista all'agenzia francofona I.Media il segretario del Pontificio
Consiglio per i migranti e gli itineranti, arcivescovo Agostino Marchetto. La
Chiesa, ha precisato, «non è nè di destra nè di sinistra», e nel deplorare le
espulsioni dei rom dalla Francia non intende «entrare nelle discussioni
politiche» ma solo proporre il suo punto di vista in tema di «difesa dei diritti
umani e della dignità delle persone».
L'appello di George Soros alla Francia: «Fermate
l'espulsione dei rom»
Il miliardario e filantropo, George Soros, nato in Ungheria ma naturalizzato
americano, ha chiesto
Il Vaticano: «Nuovo olocausto». La tragedia di Roma è accaduta mentre non si
placano le polemiche sull'espatrio forzato dei rom in Francia. La «persecuzione»
di cui sono oggi vittime i rom è una sorta di nuovo «olocausto», ha affermato in
un'intervista all'agenzia francofona I.Media il segretario del Pontificio
Consiglio per i migranti e gli itineranti, arcivescovo Agostino Marchetto. La
Chiesa, ha precisato, «non è nè di destra nè di sinistra», e nel deplorare le
espulsioni dei rom dalla Francia non intende «entrare nelle discussioni
politiche» ma solo proporre il suo punto di vista in tema di «difesa dei diritti
umani e della dignità delle persone».
From/Da:
Rete per l'Integrazione Castelfranco Veneto
From/Da: /www.globalproject.info/
Venezia: nuovi occhi sulla diaspora africana in Europa
8 / 9 / 2010
Sguardi nuovi sulla diaspora africana: è quello che promette la mostra
fotografica – il titolo è «Black Motion: Diasporic Bodies, Identity and
Emotions» - di un collettivo di 13 artisti africani ed europei che verrà
inaugurata domani negli affascinanti spazi dei magazzini del sale di Venezia
recuperati e animati da un collettivo di artisti indipendenti. «Quella
africana è la diaspora più visibile – racconta Annalisa Butticci, sociologa
visuale, che ha curato il progetto -, il corpo emerge potentemente e la
fotografia è il mezzo artistico che riesce a narrare la mutazione che la
diaspora africana ha provocato negli spazi urbani europei».
Le foto provengono da Germania, Portogallo,
Francia, Inghilterra oltre che dall'Italia e allo sguardo degli artisti
europei s'incrocia il lavoro dei fotografi africani. E qui il progetto in
Italia si fa sfida dando la parola, attraverso il mezzo artistico, a
fotografi che in qualche modo osservano il processo d'incontro dall'altra
parte, dai luoghi di provenienza.
L'estrema visibilità della presenza africana
rischia di raggelarla di stereotipi o convenzioni, neutralizzarla attraverso
pre-visioni consolidate: la mostra cerca di rompere tutto questo anche
offrendo punti di vista inusuali come il racconto della condizione gay tra
gli africani in Europa.
«La particolarità dell'esperienza di
collaborazione tra artisti dei diversi paesi – racconta Annalisa Butticci –
si è arricchita con l'incontro con una realtà come quella del Sale dove
giovani artisti riescono a portare avanti progetti artistici fuori dalle
logiche commerciali e in controtendenza con il progressivo impoverimento,
non solo economico, di questo paese».
Gli artisti sono Abraham Onoriode Oghobase
(Nigeria), Aldo Sodoma e Jonathan Emma (Italia), Alessandro Monte (Italia),
Alfredo Munoz de Oliveira (Portogallo), Andrew Esiebo (Nigeria), Angelo
Aprile (Italia), Cristina Vasconcelos (Portogallo), Filippo Massellani
(Italy), Matteo Danesin (Italia), Nadia Ferroukhi (Francia), Pepe Danquart
(Germania), Qudus Onikeku (France/Nigeria) e TY Bello (Nigeria).
La mostra sarà aperta fino al 6 ottobre.
Info S.a.L.E. Docks,
saledocks@gmail.com Indirizzo
e-mail protetto dal bots spam , deve abilitare Javascript per vederlo
Sawubona “Ti vedo”.
Conversazione postuma con Gianfranco Cecchin
Un libro scritto da Igino Bozzetto, in
collaborazione con Tiziano Apolloni e Maurizio
Fischbein, per non dimenticare un maestro che ha speso la vita a costruire e
modificare un modello di psicoterapia apprezzato da professionisti in tutto il
mondo e un'opportunità per trattenere alcune idee che Cecchin nell'ultimo
periodo della sua vita metteva a disposizione nelle sue “conversazioni”.
A volte si vince. In India una tribù aborigena ha
sconfitto una multinazionale mineraria
26 agosto 2010 di marco restelli -
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A volte si vince: il piccolo Davide ha sconfitto il gigante Golia. La tribù
aborigena Dongria Kondh dell’Orissa ha battuto la multinazionale mineraria
anglo-indiana Vedanta Resources, che da quattro anni cercava di ottenere i
diritti di sfruttamento della montagna sacra dei Dongria Kondh per aprire delle
miniere di bauxite. Nonostante le enormi pressioni politiche ed economiche
contrarie, Jairam Ramesh, Ministro indiano all’Ambiente ha dato ragione ai
Dongria: la montagna, da cui questa piccola tribù (ottomila persone) trae
sostentamento vitale, non si tocca. Niente miniere dunque, e uno stop allo
spaventoso inquinamento ambientale (con corollario di malattie fra la
popolazione aborigena) già avviato nella zona dagli impianti chimici della
Vedanta Resouces.
I Dongria saranno così liberi di continuare il proprio stile di vita
tradizionale (raccolta di frutti sulla montagna, caccia, agricoltura). Ma questa
vittoria non è solo dei Dongria: è un riconoscimento dei diritti territoriali di
tutte le 645 tribù di adivasi (letteralmente “abitanti originari”), gli
aborigeni dell’India, che oggi sono circa 85 milioni di persone, cioè l’8,2%
della popolazione indiana. E’ un fatto poco noto, ma molto rilevante: l’India è
la nazionale al mondo che conta il maggior numero di aborigeni, ma questi sono
molto spesso negli ultimi gradini della scala sociale indiana, e altrettanto
spesso vengono privati dei loro diritti. La conclusione di questa battaglia dei
Dongria Kondh ridà speranza a tutte le tribù di adivasi dell’India, e in più in
generale alle lotte per i diritti degli aborigeni nel mondo.
Ma naturalmente questa vittoria appartiene a pieno titolo anche
all’organizzazione internazionale per i diritti degli aborigeni che da quattro
anni si batteva, (anche) in India, in questo campo: Survival International, che
ha organizzato mobilitazioni in tutto il mondo e “sepolto” il governo indiano,
prima di oggi, con migliaia di lettere di protesta per quanto stava accadendo
nella regione dell’Orissa. E’ una battaglia che anche MilleOrienti segue da
tempo, dando il proprio piccolo contributo di informazione. Survival
International ha avuto anche un’ottima intuizione di marketing politico:
collegare, nella propria campagna informativa, la lotta dei Dongria Kondh
all’immagine degli aborigeni Na’vi nel film Avatar di James Cameron. E in
effetti, le analogie ci sono eccome. Agli amici di Survival International
diciamo dunque: complimenti, continuate così! Vale la pena non arrendersi! E
invitiamo tutti i nostri lettori che vogliano saperne di più a leggere, nella
homepage, gli articoli collegati nel riquadro “in evidenza”.
From/Da: wwww.carta.org
24 settembre: appello per il Clandestino Day
Inviato da carta.org
giovedì 22 luglio 2010
Nel settembre 2009 in 60 città 500 organizzazioni diedero
vita al Clandestino Day proposto da Carta. I motivi e le modalità
che spinsero alla riuscita di quella giornata sono ogni
giorno più validi e ci spingono a proporre il Clandestino Day
anche per il 2010.
Le leggi razziste del governo hanno prodotto un
imbarbarimento delle relazioni sociali e delle condizioni di vita dei
migranti che vivono in Italia o che provano ad arrivarci.
Reato di clandestinità, prolungamento della detenzione nei Cie,
respingimenti in mare, violazione del diritto d'asilo,
sanatoria-truffa, permesso di soggiorno a punti, tetto
scolastico, sono tutti tasselli di questo nuovo razzismo,
istituzionale e popolare, a cui vogliamo opporci. Come risposta
a questo clima insopportabile cresce, spesso invisibile agli
occhi dell’informazione ufficiale, una società aperta,
accogliente, solidale e sempre più meticcia, fatta di scuole
di italiano, sostegno legale, occupazioni di case, assistenza
sanitaria, scambio culturale.
La rivolta di Rosarno e le ribellioni sempre più frequenti
nei Centri di detenzione per migranti ci parlano di
un'emergenza sempre più
pressante per cambiare le leggi italiane. I movimenti italiani contro il
razzismo sono in
profonda trasformazione, hanno saputo parlarsi e trovare
momenti comuni molto importanti, come la grande
manifestazione del 17 ottobre 2009 e come la giornata del
primo marzo 2010. Nella differenza queste due giornate ci
segnalano un nuovo protagonismo dei migranti e la capacità
di reinventare il lessico dell'antirazzismo.
Il
Clandestino Day vuole essere una giornata a disposizione di
tutti, per intrecciare e allargare reti, per dare visibilità a tutti e
a ognuno con le proprie forme e i propri linguaggi.
Quest'anno abbiamo
pensato di suggerire un tema e un luogo sui quali concentrare l'immaginazione
del
Clandestino Day: la formazione e la scuola. Migliaia di
insegnanti, dalle materne alle superiori, fanno ogni giorno un
lavoro prezioso per far crescere e vivere insieme la prima
generazione italiana compiutamente meticcia. Questo lavoro è
sempre più minacciato dalle campagne mediatiche e dalle
riforme che propone il ministro Mariastella Gelmini, dai tagli
alla scuola di ogni ordine e grado all'istituzione
del tetto per i figli dell'immigrazione. Per
questo pensiamo
che oggi sia fondamentale difendere la scuola come luogo
decisivo, dove costruire un altro modo di vivere insieme.
Per il 24 settembre 2010 proponiamo quindi di organizzare
una giornata nazionale in cui promuovere le più diverse e
creative forme di protesta e di stare insieme. Un giorno nel
quale ognuno di noi si dichiara clandestino. Cene, proiezioni,
concerti, partite di pallone, lezioni all'aperto,
manifestazioni, presidi, presentazioni di libri, azioni, mostre
fotografiche, assemblee, feste, spettacoli teatrali; Il tema
è libero, chi vuole porterà il Clandestino Day a scuola.
Ognuno è clandestino, nessuno è clandestino.
Le adesioni e le informazioni su tutti gli appuntamenti
promossi vanno inviati a carta@carta.org.
30/07/2010 11:26 INDIA West Bengal,
universitari musulmani impongono a una docente di vestire il burqa di Nirmala Carvalho
Shirin Middya insegna all’università islamica Aliah.
Un gruppo di studenti le ha ordinato di vestire il burqa o di smettere di
insegnare. L’università non prevede però un codice di abbigliamento. Syed Ali
Mutjaba, giornalista e attivista per la pace, mette in guardia sulla crescita
dell’islam radicale nella società indiana.
Kolkata (AsiaNews) – Cresce l’estremismo islamico in India. Lo dichiara ad
AsiaNews Syed Ali Mujtaba, giornalista indiano e fondatore del forum
South Asia Contact Group, commentando la notizia di un gruppo di studenti
musulmani che hanno ordinato al loro docente universitario di vestire il burqa o
smettere di insegnare.
Shirin Middya, docente di 24 anni all’università islamica Aliah nella città
di Kolkata, West Bengal, ha ricevuto il diktat nella seconda settimana di
aprile, ma l’accaduto è stato diffuso solo la settimana scorsa. L’università non
prevede un codice di abbigliamento e non richiede di vestire il burqa. Middya ha
dichiarato che lo indosserà solo se e quando le piacerà di farlo, ma è
preoccupata perché “gli studenti ci stanno obbligando a indossare il burqa”.
Syed Ali Mutjaba, scrittore e attivista per la pace, si dice preoccupato
riguardo a questi avvenimenti: “La crescente radicalizzazione della società
indiana fa paura. È un processo davvero preoccupante”.
“In India - continua il giornalista - l’estremismo è un fenomeno recente.
L’islam è presente in India da secoli e ce ne sono molti tipi diversi. Da
qualche tempo, il gruppo che promuove un islam radicale o militante tenta di
conquistare spazio e influenza i giovani ad appoggiare le proprie credenze e
pratiche. Queste sono idee di una versione estremista e militante di islam. È un
processo davvero inquietante per una società multi-religiosa come quella
indiana”.
Per Ali Mutjaba “c’è urgente bisogno di un’integrazione a due livelli:
bisogna sviluppare il modello dell’unità nella diversità attraverso il dialogo
tra i diversi gruppi religiosi e all’interno della stessa società islamica.
Dobbiamo incoraggiare i musulmani che sostengono un islam moderno e progressista
a guardare le cose nella loro totalità, non solo dal punto di vista religioso”.
Visual Culture in Britain - New to Routledge in 2009
Visit the website to find out more:
www.tandf.co.uk/journals/rvcb
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Journal of Iberian and Latin American Research – Call for Papers
For further information visit:
http://www.tandf.co.uk/journals/cfp/rjilcfp.pdf
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Film and Cinema in Hispanic and Latin American Studies
Rediscover key articles... read more at: http://www.bit.ly/dzBe4K
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From/Da: Italia
Consulta: "No a disparità tra italiani e stranieri su assegno di invalidità"
ARTICOLI CORRELATI: INVALIDITÀ Dichiarato illegittimo l'articolo 80 della legge
338 del 2000
Roma, 31 maggio 2010 - Sull'assegno di invalidità non possono esserci disparita'
di trattamento tra cittadini e stranieri che soggiornano regolarmente in Italia.
Perche' non e' una erogazione destinata ad un minor reddito legato alle
condizioni soggettive ma punta a fornire un minimo di sostentamento finalizzato
ad assicurare la sopravvivenza. E perche' e' uno dei trattamenti previdenziali
che costituiscono diritti soggettivi.
Parola della Corte Costituzionale, che ha dichiarato illegittimo l'articolo 80
della legge 338 del 2000 nella parte in cui subordina al requisito della
titolarita' della carta di soggiorno la concessione dell' assegno mensile agli
stranieri regolari.
Nel febbraio 2009 la Corte di Appello di Torino aveva sollevato la questione,
prendendo spunto dal caso di una donna romena, munita del permesso di soggiorno
e iscritta nelle liste speciali di collocamento dal 2005, alla quale l' assegno
di invalidita' era stato negato perche' non aveva la carta di soggiorno. Il
tribunale aveva accolto la richiesta solo a partire dal 1 gennaio 2007, data di
ingresso della Romania nella Unione europea, ma non per il periodo precedente.
La donna ha fatto ricorso sostenendo che la sentenza contrastava con la
Convenzione Europea dei diritti dell'Uomo, in particolare con l' articolo 14 che
vieta trattamenti discriminatori.
L' Inps e la Presidenza del Consiglio si sono costituiti nel giudizio davanti
alla Consulta, chiedendo che la questione fosse dichiarata inammissibile o
infondata. E la Consulta ha accolto le ragioni del ricorso. Non solo. Ricordando
di essersi espressa nella stessa direzione anche in tema di indennita' di
accompagnamento e di pensione di inabilita', ha spiegato che la disparita' di
trattamento comporta la violazione dell' articolo 117 della Costituzione in
riferimento alle previsioni della Convenzione dei diritti dell' Uomo.
La Corte ha ribadito che una volta che il diritto a soggiornare in modo non
episodico e di breve durata non sia in discussione ''non si possono discriminare
gli stranieri , stabilendo nei loro confronti, particolari limitazioni per il
godimento dei diritti fondamentali della persona, riconosciuti invece ai
cittadini''.
Sedicimila migranti accampati nella periferia cittadina. Tutti
a rischio espulsione
Hanno trovato alloggio nei boschi della riserva naturale
di Peterborough, nel cuore dell'Inghilterra rurale. Alcuni
residenti si sono lamentati di averli trovati anche nel loro giardino. Altri
stazionano nei fazzoletti di verde delle rotonde stradali. Accampati in
tende e baracche, rumorosi, puzzolenti. Una situazione 'scioccante',
per il ministro dell'Immigrazione, Damian Green.
Sono migliaia di lavoratori, in prevalenza provenienti dall'Europa
dell'Est, che hanno perso il lavoro a seguito della crisi
economica. Stagionali o permanenti, arrivati al termine del loro contratto
nel settore agricolo, hanno comunque deciso di restare nel Regno Unito.
Polacchi, cechi, lituani, slovacchi la cui presenza si è consolidata dal
2004 a oggi, al punto che lo scorso anno la popolazione immigrata
contribuiva per due terzi alla crescita demografica della cittadina
britannica. Si lamentano i cittadini di Peterborough, così come i loro
rappresentanti in Parlamento. Stewart Jackson, il deputato
eletto nella circoscrizione locale, li ha definiti 'vagabondi': "Se non sono
in grado di contribuire alla crescita di questo Paese, allora dovrebbero
tornare nel loro".
L'organizzazione umanitaria 'Eastern
European Advice Centre' ha evidenziato come molti di loro siano giunti
nel Regno Unito con la falsa promessa di lavoro e alloggio. "La ragione per
cui molti sono giunti qua è che hanno creduto che le cose sarebbero andate
bene velocemente - ha spiegato un portavoce dell'organizzazione -, ma nel
peggiore dei casi sono caduti in situazioni di pesante degrado.
Alcuni sono diventati alcolisti, altri tossicodipendenti, altri ancora hanno
disturbi mentali, o sono diventati criminali".
La comunità di Peterborough è così diventato il
centro-pilota per le espulsioni. Ad aprile, 24 immigrati sono stati
deportati perché, in base alla direttiva europea sull'immigrazione,
trascorso il periodo di 3 mesi, non hanno dimostrato di avere un lavoro e di
pagare le tasse.
Eppure, la cittadina è in gran parte composta di
immigrati di prima generazione, soprattutto italiani. Negli anni '50,
infatti, pugliesi, campani e calabresi accorsero in massa a lavorare nella
fornace di mattoni della
London Brick Company: nel 1960 erano 3mila gli italiani residenti a
Peterborough. Nel 1991, oltre 3mila italiani di seconda generazione sono
stati battezzati nella chiesa di San Giuseppe, che un tempo
era una scuola e che fu acquistata proprio da due italiani per farne un
luogo di culto.
Nomadi, chi è in pericolo?
I nomadi rappresentano la più grande minoranza etnica in Europa.
Sono jenisch, rom, sinti o manouches: ogni estate le loro carovane attraversano
la Svizzera, creando non pochi scompigli tra la popolazione. Per far fronte a
una convivenza caratterizzata da molte incomprensioni, il Ticino si è dotato di
una mediatrice culturale. Intervista a Nadia Bizzini.
Nel Medioevo si diceva che gli zingari fossero discendenti di Caino. Oggi
rappresentano la minoranza più importante d'Europa: sarebbero circa quindici
milioni, ripartiti in diverse etnie.
Ogni anno, con l'arrivo dell'estate, la questione dei nomadi torna d'attualità.
Spari intimidatori, aree devastate, rifiuti abbandonati: la convivenza con la
popolazione locale è spesso difficile, minata da incomprensioni e pregiudizi. Ma
chi sono i nomadi? E a quali problematiche sono confrontati? Swissinfo.ch ne ha
discusso con l'antropologa Nadia Bizzini.
swissinfo.ch: Da ormai quattro anni, è attiva quale mediatrice culturale per le
questioni dei nomadi in Ticino. In cosa consiste il suo lavoro ?
Nadia Bizzini: Prendo contatto con i nomadi per capire i loro bisogni e
sensibilizzarli sui loro doveri. Parallelamente cerco di instaurare un dialogo
con la popolazione locale, di sfatare i pregiudizi.
In questi quattro anni di lavoro sono emersi principalmente due aspetti: la
paura degli autoctoni di subire atti criminali da parte dei nomadi e il
comportamento talvolta irrispettoso di questi ultimi nei confronti del
territorio, in particolare per quanto riguarda l'aspetto igienico.
swissinfo.ch: Si sente spesso parlare di zingari, rom, jenisch. A quale comunità
appartengono i nomadi che attraversano la Svizzera?
N. B.: Quelli che noi chiamiamo abitualmente "zingari", sono popolazioni
originarie dell'India del Nord e si differenziano in Rom, Sinti, Manouches,
Jenisch e Calé.
La maggior parte dei nomadi di nazionalità svizzera appartiene al gruppo Jenisch,
mentre gli stranieri sono più che altro Rom di prima generazione. Si tratta di
popolazioni immigrate in Europa all'inizio del XX° secolo e che hanno la
nazionalità francese, italiana o spagnola da ormai quattro generazioni. Non
hanno mai smesso di viaggiare e le loro tradizioni sono tuttora fortemente
legate al nomadismo.
Al contrario, i Rom di seconda generazione (Romà) sono fuggiti dal loro paese
durante o dopo la guerra nei Balcani e si sono stabiliti in aree spesso abusive
alla periferia delle grandi città, come Milano o Torino. Vivono in container di
fortuna o in alloggi precari. Hanno perso ogni legame con la cultura nomade e –
malgrado abbiano le stesse origini etniche – non hanno più nulla in comune con i
Rom di prima generazione. Non sostano in Svizzera; a volte varcano il confine
per mendicare, accompagnati anche dai loro bambini, o per rubare. Sono
disperati, senza un lavoro o impiegati quali manodopera a bassissimo costo.
swissinfo.ch: Come viene gestito il passaggio dei nomadi in Svizzera ?
N. B.: I gruppi nomadi si riconoscono subito: viaggiano in carovane, con delle
grandi parabole sulle roulotte, ma senza le tipiche biciclette dei turisti.
Appena arrivano al confine, la loro presenza viene segnalata alle autorità
cantonali. Spesso gli stessi nomadi mi avvertono direttamente o chiamano la
polizia. L'area di sosta viene allora aperta, i nomadi si installano e io vado
ad accoglierli e a spiegar loro le regole di base per una convivenza civile. La
polizia fa i controlli di routine: prende tutti numeri di targa, controlla i
passaporti e li registra.
I nomadi che sostano in Ticino sono circa un centinaio per stagione.
Appartengono a due grandi ceppi famigliari che si conoscono, ma non sempre vanno
d'accordo. La maggior parte ha una casa nel proprio paese di residenza, ma è
raro che vi si fermino perché fanno fatica a rinchiudersi tra quattro mura. Si
sentono soffocare.
swissinfo.ch: Cosa significa vivere in un'area di transito ?
N. B.: In Ticino non ci sono aree ufficiali a disposizione dei nomadi, ma
soltanto aree di emergenza, ossia zone pianeggianti dove possono sostare per un
tempo determinato. L'unica attrezzata è quella di Galbisio, nei pressi di
Bellinzona. Attrezzata per modo di dire, visto che non c'è elettricità, i
servizi igienici non sono adeguati e l'acqua corrente è solo quella di una
fontana.
Non è facile per i nomadi vivere in condizioni simili. E questa assenza di
infrastrutture rende anche più difficile il mio lavoro e quello delle autorità.
Talvolta in queste aree vi sono oltre 30 roulotte, con nomadi appartenenti a
ceppi famigliari diversi e la convivenza tra di loro non è sempre facile.
swissinfo.ch: Quali sono le priorità per i nomadi?
N. B.: È senza dubbio l'allestimento di aree di transito ufficiali in grado di
accoglierli. La questione non è se accettare o meno queste popolazioni, ma come
gestire la loro presenza. I nomadi stessi vorrebbero delle "zone protette",
munite di barriere con verifiche regolari delle entrate e delle uscite, un po'
come accade nei campeggi. Si potrebbe anche pensare ad una cauzione, in modo da
sanzionare eventuali abusi. Inoltre bisognerebbe limitare il numero di roulotte
a 15, massimo 20, tutti membri della stessa famiglia in modo che vi sia anche
una forma di controllo sociale interna al gruppo.
Da quanto mi raccontano, i nomadi risentono molto del clima di razzismo che vige
nel canton Ticino e in Italia. Rispetto alla Svizzera francese, si sentono più
sotto pressione, giudicati, stigmatizzati. In queste condizioni il mio lavoro
diventa impossibile: è un'azione d'urgenza, all'ultimo minuto. Finché non ci
saranno aree idonee, non si potrà elaborare una vera strategia di gestione dei
nomadi. Ed io continuerò a lavorare con le emozioni invece di sfruttare
strumenti più efficaci….
swissinfo.ch: Al di là dei problemi strutturali, quali difficoltà incontra nel
suo lavoro di mediatrice?
N. B.: I nomadi hanno un temperamento molto forte, un modo di comunicare al
quale non siamo abituati. Anche quando chiedono un'indicazione stradale, lo
fanno in modo molto diretto. « Hei tu, dimmi dov'è questo posto… » Sono
atteggiamenti culturali, che vengono trasmessi di generazione in generazione, ma
ai quali non mi sono ancora completamente abituata.
Quando cerco di far capire loro che hanno sbagliato a buttare i rifiuti per
strada, sono costretta ad utilizzare un registro di comunicazione che non mi
appartiene. Se parlo in tono normale e sereno non serve a niente. Così, quando
alzano la voce, giro le spalle e mi rifiuto di discutere…
In quattro anni non mi sono mai sentita in pericolo. Passo momenti piacevoli con
loro. Mi fanno sentire parte della loro famiglia, anche se io rimango sempre una
gadjé, una non zingara. L'altro giorno una signora mi ha invitata a pranzo e
quando ho rifiutato, mi ha detto: « Non trattarmi come se tu fossi una straniera
». I nomadi hanno un forte senso di solidarietà, di coesione, di rispetto, di
onore. Per loro è forse più facile sopportare atti di discriminazione che
un'offesa tra membri di quella che loro considerano una grande famiglia.
Stefania Summermatter, swissinfo.ch
From/Da : AIEMS
Associazione Italiana di Epistemologia e Metodologia Sistemiche
Gentili amici dell'AIEMS,
Vi segnaliamo che nella pagina Conversazioni del nostro sito internet (www.=
aiems.eu), si =C3=A8 attivata la Seconda Conversazione. Quest'ultima =C3=A8=
dedicata all'analisi dei saggi contenuti nell'ultimo numero della rivista =
Riflessioni Sistemiche, e ad aprirla =C3=A8 stato Tommaso Castellani dell'A=
ssociazione Forma&Scienza di Roma, che ha inviato recentemente una brev=
e riflessione personale. Detto questo, invitiamo a partecipare chi di voi r=
itenga di aver letto con sufficiente attenzione la rivista, facendo present=
e che per proporre un proprio contributo basta inviarlo ad
info@aiems.eu (c=
ome oggetto mettere "contributo a Conversazioni"). E' importante che lo scr=
itto non superi le 400 parole.
Nell'augurarci che la vostra risposta sia positiva, ne approfittiamo per salutarvi tutti cordialmente,
Cari Padani,
benvenuti nella nuova
Padania-Panjab. Da “padano doc” quale sono (padre milanese,
madre bergamasca, educazione a colpi di polenta) sono lieto di
annunciarvi che il nostro repertorio musicale, dopo
“Oh mia bèla madunìna” e
“La montanara uè” si
arricchisce di un non meno interessante contributo: bhangra music made in Berghem!
L’espressione può risultare oscura, perciò troverete un utile
dizionarietto nelle righe sotto
questo video – che forse non è un capolavoro, ma ci mostra un
pezzo di nuova realtà italiana:
la presentazione degli Indian
Culture Club di Bergamo, ovvero
Italian Bhangra Music.
(E ovviamente il video è ricco di riferimenti a
Bollywood…)
Berghem:
nome, in bergamasco, di Bergamo, ridente cittadina padana. Un
tempo sugli alpeggi dei monti bergamaschi lavoravano i
bergamini, che erano
mandriani transumanti. Oggi gli eredi dei bergamini, addetti alle
vacche nelle aziende zootecniche – non solo nella bergamasca ma in
tutta la Padania – sono
extracomunitari (quale italiano vuole svegliarsi alle cinque
del mattino per mungere?). Molto spesso si tratta di
indiani del Panjab (Punjab
secondo la traslitterazione inglese), una regione nota come
“il granaio dell’India”. Quasi sempre, questi immigrati sono di
religione Sikh. I
Panjabi tradizionalmente sono ottimi allevatori e agricoltori,
perciò oggi decine di migliaia di loro lavorano, stimati, nelle
campagne padane.
Bhangra music:
uno stile di musica e danza originario del Panjab, regione
settentrionale del subcontinente indiano (oggi divisa fra India e
Pakistan) che fu anche la terra di origine del Sikhismo. Il bhangra
era ed è suonato e ballato in Panjab in particolare in occasione di
Vaisakhi, una bellissima
festa che viene celebrata a metà aprile e che è legata
alla storia e alla spiritualità sikh. Negli anni
Novanta del secolo scorso il bhangra cominciò a diffondersi come
stile musicale a Londra,
mixandosi con la dance e
riscuotendo grande successo fra i giovani in tutta Europa grazie ad
artisti come Punjabi Mc
(che si esibì anche al Festival
di San Remo). Oggi il bhangra è la musica di riferimento di
una generazione di immigrati indiani – non solo panjabi – in Europa,
e in India è molto utilizzato nei
film di Bollywood.
Per saperne di più:potete leggere su
MilleOrienti i post della categoria “Sikh in occidente”
(qui a fianco) oppure cliccare in alto sulla pagina “chi sono”, dove
troverete la mia bibliografia sui Sikh. In particolare consiglio la
lettura del libro di D. Denti -M. Ferrari – F. Perocco (a cura di):
«I Sikh. Storia e immigrazione», edito da Franco Angeli,
perché parla specificamente
dell’immigrazione panjabi e sikh in Italia.
E’ un libro nato dalla collaborazione fra sociologi di Cremona e di
Padova – che hanno studiato le migrazioni degli indiani in Italia –
e indologi (fra cui il sottoscritto) che spiegano cosa sia la
cultura sikh.
Era ora che gli immigrati panjabi – sikh e non sikh – dopo anni
di oscuro lavoro nelle nostre campagne cominciassero a far venire
alla luce, anche in Italia, la loro cultura e la loro splendida
musica! Benvenuti in
Padania-Panjab…
From/Da: Milano (I)
Seminari organizzatiper il 2010
dal Centro Panta Rei srl con sede in via G Omboni, 7 a Milano.
SEMINARI 2010
I seminari del Centro Panta Rei sono aperti a tutte le professioni, con obbligo
di iscrizione presso la segreteria aperta dal lunedì al venerdì dalle 9.15 alle
12.15 tel. 02 29523799.
Sabato 16 gennaio 2010
“Mi
racconto di me: strumenti narrativi per costruire riflessione e facilitare il
cambiamento”
Dott.
Antonio Caruso psicologo
psicoterapeuta direttore del Centro Panta Rei.
Dalle 9.30 alle 13.30, ingresso gratuito.
Venerdì 5 marzo 2010
“Sessualità
e Handicap”
Dott.ssa Tina Lomascolo, psicologa e psicoterapeuta.
Dalle 15.00 alle 19.00 costo: 30 €, massimo 30 iscritti.
Sede: Centro Panta Rei Via
G. Omboni 7 Milano
26 marzo 2010
“Sessualità e prostituzione”
Carla Corso,
Coordinatrice di progetto per la realizzazione di programmi di assistenza alle
vittime di sfruttamento sessuale e lavorativo,
Fondatrice e Presidente del Comitato per i Diritti Civili delle Prostitute
onlus.
Dalle 15.00 alle 19.00 costo: 30 €, massimo 30 iscritti.
Sede: Centro Panta Rei Via
G. Omboni 7 Milano
Sabato 27 marzo 2010
Dalle 9.30 alle 13 “Omossesualità”
Dott. Roberto Del Favero psicologo e
psicoterapeuta cofondatore dell’Istituto Gay Counselling di Roma.
Dalle 14.30 alle 18.30 “Transessualità”
Antonia Monopoli, fondatrice dell’associazione “La
Fenice -Transessuali e Transgender” a Milano e
fondatrice dello Sportello Trans nell’associazione ALA Milano Onlus.
“Prospettive per il Counselling: testimonianza di
un’esperienza”
Dott.ssa Marta
Chessa, counsellor, responsabile
del Centro Panta Rei Sardegna.
Dalle 9.30 alle 17.30, costo: 30 €, massimo 30 iscritti.
Sede: Centro Panta Rei Via
G. Omboni 7 Milano
Sabato 25 settembre 2010
“Verso
Gregory Bateson: teoria e pratica”
Dott.
Paolo Sacchetti, psicologo e
psicoterapeuta.
Dalle 9.30 alle 17.30 costo: 30 €, massimo 30 iscritti.
Sede: Centro Panta Rei Via
G. Omboni 7 Milano
Sabato 2 ottobre 2010
“La
tutela del minore e il lavoro clinico e di rete con la famiglia”
dott.
Piero Sannasardo, psichiatra e
psicoterapeuta, Direttore del Centro Siciliano di Terapia della Famiglia.
Dalle 9.30 alle17.30, costo 60 € esterni, 30 € allievi, ex
allievi, specializzandi e iscritti Sicis.
Sede: Centro Panta Rei Via
G. Omboni,7 Milano
Venerdì 8 e Sabato 9 ottobre 2010
“Tecniche di terapia strategica nella consulenza
sessuale”
Dott.ssa Laura Galimberti, psicologa e psicoterapeuta.
Dalle 15.00 alle 19.00 venerdì 8 e dalle 9.30 alle 18.30 sabato 9 ottobre, costo
60 €, 30 € allievi, ex allievi, specializzandi e iscritti Sicis, massimo 30
iscritti.
Sede:Centro Panta
Rei Via G. Omboni 7 Milano.
Sabato 16 ottobre 2010
“Facilitare il cambiamento nei contesti non clinici”
dott.
Antonio Caruso, psicologo e
psicoterapeuta, Direttore del Centro Panta Rei
dalle 9.30 alle 13.30
seminario gratuito, obbligo d’iscrizione.
Al termine del seminario verrà presentata la 12^ edizione del Master in
Counselling “Il Cambiamento nei Contesti non clinici: Teoria e Tecniche”.
La monografia si occupa dei percorsi scolastici ed extrascolastici dei
giovani immigrati indiani, la cui presenza, già rilevante, è in costante
aumento in alcune province italiane (come quella di Cremona).
L’interesse della ricerca verso tale popolazione, tuttavia, non è
motivato solo dalla loro numerosità, ma anche da caratteristiche
specifiche di tale migrazione, quali l’elevata concentrazione
residenziale in alcune zone e una sostanziale buona accettazione da
parte degli autoctoni.
Il contributo di Francesca Galloni permette di analizzare le strategie
che gli immigrati indiani mettono in atto in ambiti educativi scolastici
ed extrascolastici e offre loro la possibilità di dare voce e senso ai
propri modelli di comportamento. In questo modo, triangolando quanto
emerso da osservazioni partecipanti e interviste a italiani ed
immigrati, si scorgono da una parte risorse e capacità degli adolescenti
indiani, dall’altra fraintendimenti diffusi nella società rispetto a
tale popolazione. Proprio per il fatto che la situazione è spesso più
complessa di quanto appare, lo studio etnografico aiuta a vedere oltre
le dimensioni culturali o i tratti comuni dell’immigrato, facendo
emergere condizioni di vita, strategie, sogni e competenzedi questi protagonisti.
Quindi, questa etnografia offre la possibilità di entrare dentro
l’immagine precostituita di giovani indiani e notare che il loro
successo personale e sociale è influenzato, più che da aspetti
culturali, dalle risorse del
contesto e dalla volontà politico-educativa di mettere in campo
strategie d’inclusione. Galloni, inoltre, indicando alcune
necessità, come quella di perseguire giustizia sociale, sollecita
domande che vanno oltre l’analisi della collettività indiana. Questo
studio, infatti, permette di riflettere ad ampio raggio sulla
formazione interculturale e
sulle scelte educative volte ad ottenere integrazione e coesione
sociale.
Associazione Italiana di Epistemologia e
Metodologia Sistemiche
Si segnala la nascita della rivista semestrale a consultazione gratuita
on-line Riflessioni Sistemiche (
www.aiems.eu ), la quale ha un'impostazione di tipo monografico
ed interdisciplinare. Il primo numero è stato pubblicato il 15 agosto
2009, ed è dedicato al tema dell'incertezza nel pensiero sistemico. Vede
la partecipazione di un folto gruppo di studiosi d'eccellenza,
provenienti da diversi campi disciplinari, ma tutti afferenti ad
un'epistemologia di stampo sistemico.
Riflessioni Sistemiche è una rivista registrata al Tribunale di
Roma con autorizzazione N°194/2009 del 26 maggio 2009.
From/Da: Etnografia Newsletter (I)
ANTHROPOLOGISTS ASSOCIATION
Portale dell'Associazione Nazionale Universitaria
degli Antropologi Culturali
New Delhi, 2 Settembre 2010. Qualche settimana fa ho
letto un interessante articolo sul virus HIV in India e in Asia Meridionale.
Credo fosse stato pubblicato dal Washington Post, ma non ne sono certo. Comunque
sia, stando agli studi effettuati dai ricercatori dell’International Centre for
Research on Women con l’appoggio della Banca Mondiale, sembra emergere una
realtà drammatica, che vede in continua crescita la diffusione dell’HIV. Una
delle principali ragioni di questo incremento sembra essere l’isolamento sociale
e le discriminazioni riservate alle realtà più critiche, soprattutto prostitute
e comunità a rischio emarginate. Si tratta di gruppi per i quali il diritto
all’assistenza sanitaria e all’inserimento in progetti di educazione e
prevenzione non è riconosciuto, oppure lo è ma in forma limitata. Colpa della
tendenza discriminatoria della società nei loro confronti, così come degli
operatori sanitari e delle amministrazioni locali, i quali ostacolano – ad
esempio inibendo gli appartenenti ad una bassa casta indiana, considerati
‘inferiori’ - l’accesso ai servizi medici, alla cura e a tutte le attività
correlate, compresa la prevenzione. Questa situazione, rende tali soggetti
(parliamo di decine di milioni di persone solo in Asia Meridionale) più
vulnerabili alla contrazione di varie malattie, tra le quali il virus dell’HIV,
in particolare se la ‘naturale’ discriminazione di un soggetto di bassa jati
(lett.’nascita’ spesso tradotto con ‘casta’ seppur erroneamente) viene
esasperata nel caso in cui pratichi la prostituzione oppure sia
tossicodependente. Emarginazione significa anche difficoltà di
prevenzione, difficoltà di sensibilizzazione ed educazione… cui, secondo lo
studio presentato durante il recente summit di Vienna sull’AIDS, dipenderebbe la
crescita dei contagi, in particolare all’interno di certe realtà sociali. “La
discriminazione contro gli appartenenti a questi gruppi emarginati a rschio è
talmente alta, che loro ritengono le proprie vite degne di protezione”, ha
dichiarato Mariam Claeson, curatrice del progetto per l’Asia Meridionale attuato
dalla Banca Mondiale. Solo in India, si stima che almeno 2,3 milioni di
individui soffrano di HIV/AIDS, su un totale globale di 33 milioni di
sieropositivi.
From/Da: http://dweb.repubblica.it/
SOCIETA'
Il sesso spiegato alle indiane
di Monica Capuani
Dalla fine degli anni Ottanta ad oggi, il manuale di educazione
sessuale 'Conosci il tuo corpo' ha superato settanta milioni di
copie. Dove? Nei piccoli villaggi dell'India
Nel 1987, in arrivo da vari villaggi del Rajasthan, Nord dell’India,
75 donne a Delhi bussarono alla porta della casa editrice
Kali for Women. Grazie al Women Development Program del
governo, avevano frequentato workshop sulla salute e sul corpo delle
donne dall’infanzia alla vecchiaia. Di lì, il loro entusiasmo aveva
dato vita a un libro illustrato, intitolato Conosci il tuo corpo.
Un excursus sulla vita delle donne attraverso le tappe più
significative della vita biologica: la scoperta dei propri genitali,
la comparsa delle prime mestruazioni, l’adolescenza e l’insorgere
del desiderio, il matrimonio e la scoperta della sessualità, la
gravidanza, il parto, la menopausa. Scrissero tutto il libro
a mano, disegnando tutti i cambiamenti sul corpo nudo di una donna e
di un uomo a fumetti. Distribuirono il libro nei villaggi
per “testarlo”. La reazione fu durissima: fu giudicato
spazzatura, perché non era accettabile vedere la nudità. Il
gruppetto discusse a lungo su come ovviare a questa resistenza
culturale, e trovò una splendida soluzione: la donna fu disegnata
completamente vestita, con la gonna lunga tradizionale, la casacca,
la testa coperta. Ma aprendo piccole finestrelle di carta, si vedeva
la vagina, l’apparato riproduttore, il seno. Stessa cosa per l’uomo:
una finestrella nel dothi, i pantaloni lenti che usava Gandhi, e si
vedeva il pene e la costituzione degli organi genitali maschili.
Le 75 signore avevano sentito dire che esisteva una casa editrice
femminista dal nome evocativo di Kali for Women, e
che Urvashi Butalia ne era stata la fondatrice tre
anni prima, con l’aiuto dell’amica Ritu Menon. Kali nel pantheon
indiano è una divinità potente, vincente, che distrugge l’ignoranza,
ma anche terrificante, vendicativa se serve. Quelle donne avevano un
bisogno, da affermare con urgenza: dare alle loro figlie (e certo
anche ai figli, ma in seconda battuta) un vademecum che le
informasse sull’universo tabù della sessualità, velato da una
cortina di ferro di pregiudizi tradizionali, ignoranza atavica,
maschilismo radicato. Un vero e proprio manuale di educazione
sessuale. Illustrato a mano, perché non vi fosse alcun
fraintendimento. E in hindi, ovviamente, perché nessuna di loro
parlava l’inglese, né tanto meno era a conoscenza della Bibbia
americana degli anni Settanta, Our Body, Ourselves.
Il garage della dea hindu
Urvashi Butalia aveva concepito l’idea di una casa editrice
femminista indiana a Delhi, ma a Londra aveva vinto una borsa di
studio per sviluppare il progetto. «Non parlavo d’altro, i miei
colleghi non ne potevano più di ascoltarmi. Una sera, davanti a una
birra, mi chiesero se almeno avessi in mente un nome.