Politiques dintégration sociale en Europe. Italie et France: confrontation de deux cas. Les sociétés modernes multiethniques et pluriculturelles sont le résultat de grandes migrations en cours encore aujourdhui et qui, avec le temps, ont influencé la société dans de nombreux pays européens. LItalie et la France ont été sûrement deux des nations dEurope les plus soumises à la pression migratoire. Ces derniers ont interprété ce phénomène en partant de leurs racines les plus profondes, du concept même de lEtat, en adoptant des politiques dintégration adaptées aux institutions déjà existantes. La médiation culturelle adoptée durant ces années, a influencé ultérieurement le développement de la société multiethnique dans les deux pays, et sest développée en réponse aux phénomènes migratoires. Considérations générales Lhistoire de lhomme a toujours été caractérisé par les migrations de sa création jusquà aujourdhui, en re-mélangeant complètement la géographie humaine de la planète, en nous faisant accéder au monde entier, ou mieux encore, en considérant notre planète comme un grand village où nous ne reconnaissons que les rues qui nous semblent principales. Nous devons être préparés face à la société multiethnique et pluriculturelle, être capables den recueillir les beautés tout en étant vigilants de défendre notre «ethnie» et déviter de passer sur les valeurs fondamentales de notre société en utilisant des procédés dintégration mal équilibrés et erronés. Cest pour cette raison que le XXIème siècle souvre avec la nécessité dintégrer pacifiquement les «différents», nimporte où, à travers des politiques adaptées pour la tutelle des droits et des valeurs fondamentales de la personne humaine. Lexigence de la médiation culturelle naît comme une propre exigence des sociétés contemporaines multiethniques et apparaît comme une possible modalité dintégration des étrangers à lintérieur des sociétés multiculturelles projetées dans la construction intentionnée dune société interculturelle. Si toutes les relations humaines se basent sur le dialogue, la communication assume un rôle fondamental, surtout lorsque les participants appartiennent à des langues et des cultures différentes et sont par conséquent plus facilement exposés à des incompréhensions et des malentendus. Dans cette optique, la médiation culturelle saffirme comme une forme particulière de communication étant donné la diversité des sujets intéressés. Dans le milieu complexe des relations interethniques, la présence de personnes qui soutiennent le processus communicatif est souvent nécessaire, à travers des entretiens aussi bien de traduction linguistique que dinterprétation des sens présents dans les messages considérés culturellement divers. Dans la mesure où lintégration vise à un procédé de négociation réciproque entre les citoyens et les institutions, en ayant conscience de la nécessité dintégrer les nouveaux citoyens, lobjectif de la médiation culturelle est de réorganiser les relations entre les partis pour quelle puisse résulter satisfaisante le plus possible à tous. Avant dapprofondir la confrontation entre le modèle de médiation français et italien et en tirer quelques indications sur la situation actuelle des deux pays en terme de médiation culturelle, nous analyserons des données statistiques sur limmigration et les modèles dintégration respectifs adoptés dans les deux pays étudiés. Le résultat qui sest présenté après notre enquête démontre deux réalités complètement différentes. Les raisons sont multiples mais la raison fondamentale est à rechercher dans la diversité de la tradition migratoire présente dans les deux pays.
Tradition migratoire Parmi tous les pays occidentaux (Etats-Unis, Nouvelle Zélande et Australie exclus), la France occupe la place la plus importante comme pays dimmigration, non seulement démographiquement mais aussi culturellement et économiquement parlant. A partir de la deuxième moitié du XIXème siècle, la France sest construite doucement, grâce à lintégration de peuples de langue, de culture et de religion complètement différentes, en transformant à chaque fois la société dans laquelle ils se sont intégrés. Aujourdhui, en effet, la société française aurait un visage différent si elle navait pas été transformée par tous les apports extérieurs dérivés des immigrations : en définitive, les 43 millions dhabitants environ que la France vante, nexisteraient sûrement pas aujourdhui sans limmigration. Limmigration en France est donc un élément constituant de la société car elle a joué un rôle décisif dans la construction de ce quest la France aujourdhui, en marquant son histoire et en contribuant finalement à sa naissance. Au seuil de lactuelle décennie, après 150 ans dimmigration, la présence étrangère en France atteint 7,3% de la population totale. Même si durant ces 150 ans la violence raciale, la préférence nationale, les discriminations nont pas disparu, cela ne suffit pas à bloquer le phénomène dimmigration. Les immigrés sont présents et restent. Sur le territoire. Génération après génération, pas après pas, lintégration se construit de façon conflictuelle mais elle se construit. La première donnée de confrontation entre lItalie et la France concerne naturellement le nombre de résidents étrangers dans chacun des deux pays. Si la France à lintérieur du cadre européen vient de suite après lAllemagne, en dépassant donc de loin lItalie et en vantant la présence dune troisième et dune quatrième génération détrangers sur son territoire, lItalie au contraire, qui fut le pays démigration jusquà vingt ans en arrière, se trouve à la quatrième place dans léchelle européenne en se qui concerne le nombre de résidents étrangers, après lAllemagne, la France et la Grande-Bretagne. En Italie, le phénomène de la nouvelle immigration de pays en voie de développement sest mêlé avec la fin de la vieille émigration. A partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusquà la moitié des années soixante, environ 350-400 000 personnes émigrèrent de lItalie et 150 000 environ rentrèrent de létranger, avec un crédit passif de 200-250 000 personnes par an. Ensuite, les émigrations ont diminué jusquen 1973 lorsque les immigrations sont devenues moins consistantes. Cette années là, pour la première fois dans lhistoire italienne récente, le crédit des mouvements migratoires avec létranger est devenu positif. Mais il existe dautres différences à lintérieur de la composition même de la population immigrée : en France, la majorité des.étrangers regroupe sept ethnies différentes (portugais, algériens, maroquins, italiens, espagnols, tunisiens, turcs) qui totalisent 72% de la totalité des étrangers, tandis quen Italie, les origines des immigrés sont plus diversifiées et les sept nationalités les plus représentatives natteignent que 39% du total des immigrés présents. En effet, sont présents : maroquins, albanais, philippins, américains, tunisiens, slaves, allemands. Le cas italien semble plutôt unique à lintérieur des pays industrialisés et peut être comparé à celui du Danemark et de la Grande-Bretagne à lintérieur de lEurope, et à celui du Canada et des Etats-Unis en dehors de lEurope. En revanche, le cas français caractérisé par une forte concentration détrangers, est analogue à celui de la Belgique, du Luxembourg et de lAutriche à lintérieur de lEurope, et à celui de lAustralie et de la Suisse en dehors de lEurope. Lanalyse de lexpérience française et italienne révèle cependant des similitudes. En particulier, nous pouvons observer que la concentration urbaine des immigrés est plus importante dans les deux pays, dans les deux capitales : Paris et Rome.
Politiques dintégration Sil est vrai que la complexité des mouvements migratoires transforme aussi profondément la réalité du pays daccueil, cette règle vaut également pour lItalie, mais surtout pour la France, le vieux pays de limmigration. Cependant, la France outre le fait dêtre la mosaïque de différentes cultures, peut être comparée à un creuset où sunissent diverses cultures. Lidée de la mosaïque rappelle en effet, un ensemble formé déléments divers, en contact entre eux, sans pourtant se mélanger. Le creuset au contraire, évoque une idée de fusion totale. En réalité, la France a toujours été un pays dimmigration, même si lEtat na jamais reconnu officiellement la présence dune minorité ethnique parce quelle a toujours suivi un modèle dintégration basé sur lassimilation. En ce qui concerne le choix des modèles dintégration, si nous trouvons en Italie laffirmation dun modèle pluraliste, porté donc à laccueil et à la valorisation des différences, en France, la politique dintégration est certainement influencée par la conception centralisée de lEtat, par le taux plus élevé de la présence étrangère et par lancienneté de limmigration. De plus, en Italie, lEglise catholique romaine accueille en son sein nimporte qui, sans distinction de race ou de religion. Si nous ajoutons à cela lanalyse de la législation ( le modèle dintégration de la Loi 40/98 qui affirme luniversalisme des droits mais qui reconnaît et considère une valeur pour toutes les diversités, à condition quelle ne soit pas en contradiction avec les valeurs fondamentales de la société daccueil), des documents officiels, des déclarations des principes dont la société italienne veut se prévaloir, on comprend ainsi que lItalie se rapporteau modèle pluraliste, et dans les politiques éducatives à celui de léchange interculturel : « Dans le Document Pragmatique du Gouvernement, lintégration a été définie comme une acquisition progressive de citoyenneté à travers un processus de non discrimination et dinclusion des différences, donc de contamination et dexpérimentation de nouvelles formes de rapports et de comportements, dans la tentative constante de tenir ensemble les principes universels et les particularités » Mais il faut considérer quen lItalie lorsque lon parle dimmigrés, on se réfère à la première génération dimmigrés, ainsi, la situation même de ce point de vue est vraiment différente par rapport à la France. Lopposition conceptuelle entre les modèles dintégration est évidente même dans les modalités de naturalisation présentes dans les deux Etats. En Italie, est en vigueur le principe du « Ius Sanguinis », cest-à-dire que la citoyenneté italienne est transmise par lien de sang de père en fils de nationalité italienne. En revanche, en France, est en vigueur. le principe du « Ius Solis » «(droit de sol, droit de naissance sur le territoire), cest-à-dire que la citoyenneté française est transmise automatiquement aux enfants nés sur le territoire français, même si leurs parents ont une nationalité différente. En échange à un accès relativement facile à la citoyenneté (il suffit dêtre né sur le territoire français selon le principe du jus solis). La France exige en échange de la part des étrangers une totale adhésion aux lois et aux valeurs. Un caractère particulier de la société française qui favorise lintégration ne réside pas dans la reconnaissance des droits particuliers pour les immigrés, mais plutôt dans légalité des droits fondamentaux des personnes qui vivent sur le territoire français, mis à part leur nationalité et leurs origines. Lunique lien égal pour tous est le respect des lois de la République. Un des principes hérités de la Révolution est, en effet, que la. République est une et indivisible. La France est un pays unitaire, fondé sur lidée et la pratique de la citoyenneté individuelle. Donc, tout se fonde sur lindividu et non sur le groupe, et l égalité des individus devant la loi se pose comme fondement du pacte politique décrété par la société française à partir de 1789. Le modèle français dintégration se base. du point de vue de lassimilation et donc méconnaît complètement le concept de minorité. De tels principes sont réaffirmés par lévolution législative en matière dimmigration et de naturalisation. En France, la loi sur la nationalité adoptée le 16 mars 1998 (loi Guigou) a réaffirmé lapplication totale du jus solis en modifiant le texte précédent Méhaignerie de 1993 qui lavait aboli. Luniversalité des lois nationales exige ladhésion de la part de tous les citoyens français en incluant aussi les étrangers qui ont obtenu la nationalité et en leur interdisant tout autre choix en dehors des règles fixées par la nation. Les immigrés peuvent ainsi cultiver dans leur domaine privé, les singularités de leur culture ou tradition, vu que ces dernières ne peuvent pas être exprimées publiquement. La sphère publique, lieu/espace de la vie collective, soppose ainsi au domaine privé, lieu de manifestation du pluralisme et de la relativité. Voilà pourquoi les minorités ethniques nont jamais été admises sur le territoire national. Par exemple, par rapport aux immigrés musulmans, plus dun tiers du total des immigrés vivant en France sont originaires du Maghreb et, en considérant aussi les turcs, le nombre des musulmans atteint presque les deux millions. Si en Grande-Bretagne, nation fédérale, les musulmans peuvent avoir le droit dêtre reconnus comme minorités ethniques possédant des droits spécifiques, en France, une telle revendication est impossible : les immigrés qui obtiennent le statut de citoyens deviennent par conséquent des personnes assimilées à tous les autres citoyens français.
La médiation interculturelle en France et en Italie Il faut justement partir sur la conception même dEtat pour comprendre lintégration et la médiation culturelle en France. Cest pour cette raison que dans le cas français, les pratiques de.médiation nont pas un caractère complètement officiel: lEtat se propose comme un interlocuteur unique et direct des citoyens, sans passer à travers les autres intermédiaires reconnus officiellement. En somme, la médiation semble destinée à rester une pratique empirique à laquelle ont recours les pouvoirs publics, tout en ne lui reconnaissant pas un caractère de légitimité. Dans ces conditions, lintégration et lassimilation ne peuvent quenglober le même projet, et cest pour cette raison que lon a donné plus dimportance à la médiation culturelle que dans les années 80, lorsque le modèle dintégration des étrangers basé sur lassimilation et sur le refus de la différence et de nimporte quelle forme de particularisme ( au moins en ce qui concerne la sphère publique) commença à montrer les premiers signes dincompatibilité. Lutilisation de la ressource étrangère dans le domaine social remonte au début des années soixante-dix.. Durant ces années-là, entre les différentes associations, nous pouvons rappeler surtout ISM (Inter Service Migrant), née en 1969, qui est encore actuellement la plus vieille agence dinterprétariat social. Cette agence créa ces années-là, la figure professionnelle connue comme « interprète linguistique-culturel » ou « agent de communication ». Ces interprètes devaient être originaires dun pays étranger et devaient avoir vécu un processus dintégration dans la société française. En effet, jusquà la fin des années 70, le concept de médiation culturelle fut assimilé à celui de linterprétariat social et linguistique. En 1974, le gouvernement Chirac proclama la suspension de limmigration qui eut comme conséquence de transformer, avec la fermeture des frontières, une immigration de type temporaire à une immigration définitive. Même si limmigration en France na jamais été un phénomène accidentel et transitoire, il semblait que lon prenait conscience de cela seulement alors. Nous étions dans une période de forte dépression économique avec un taux de chômage toujours plus croissant et une immigration qui montrait depuis longtemps des signes de persistance et de stabilité. Ceci aggrava la crise déjà existante et la France des années 80 , outre le fait de faire face à une forte dépression économique et à un chômage croissant, dut faire face aussi au climat dérivant de la déception générale des valeurs fondamentales de la société qui régnait aussi bien du point de vue politique que du point de vue intellectuel. Il faut ajouter à cela que le pays sapprêtait à vivre justement dans ces années-là à un des événements les plus importants daprès-guerre: la victoire politique de la gauche. Parmi les premières décisions de la gauche au gouvernement, nous trouvons la promulgation de la loi du 9 octobre 1981 qui élimine tous les obstacles juridiques à la formation des associations dimmigrés. Ces associations ne tarderont pas à formuler des demandes de reconnaissance sociale et symbolique, et certains immigrés inaugureront une nouvelle fonction de « porte-parole », cest-à-dire de médiation entre leur communauté et les institutions. Lhistoricité sociale de ce processus est indispensable à la compréhension du phénomène de médiation, car les médiateurs ou intermédiaires culturels en France ont été avant tout le produit et le résultat du contexte social des années 80. A la crise du modèle dassimilation correspond une attention nouvelle aux thématiques de la médiation qui ont leur manifestations tangibles à travers les activités du CIEMI (Centre dInformation et dEtude sur les Migrations Internationales), qui organisa dans les années 1992 et 1996 deux séminaires sur les thèmes de la médiation interculturelle. Le séminaire de 1992, qui eut pour titre Immigration : à la recherche des intermédiaires culturels ,contient les premières réflexions sur la médiation culturelle. Cest précisément à partir de 1992 que lEtat, en réponse à ces phénomènes spontanés décida de reconnaître les associations, en mettant à leur disposition des ressources financières prise surtout dans la FAS (Fond dAction Social). Les femmes travailleront le plus dans ce secteur et cest pour cette raison que cette forme de médiation sest appelée femmes-relais ou parents-relais. En 1992, même la ministre Simone Veil mit à disposition 1000 contrats demploi de solidarité pour les femmes-relais pour une durée de cinq ans afin de pouvoir intégrer la population immigrée. Ainsi, même si ce type particulier dintervention a vu le jour dans les années 80, il fut reconnu de façon institutionnelle en 1992. Le second séminaire organisé par le CIEMI en 1996, sur le thème Lécole et la médiation culturelle, avait comme objectif de rendre compte de la situation scolastique des fils des immigrés, et de considérer avec plus dattention la pluralité des cultures qui diffèrent des cultures traditionnelles françaises. La législation française se fonde sur le principe de légalité, donc linstruction représente un droit pour tous les enfants, indépendamment de leurs origines. La Fédération de lEducation Nationale écrit : « Laïcité, liberté de penser, liberté dexpression constituent des valeurs universelles et peuvent contribuer à favoriser la ressemblance entre tous les jeunes gens au-delà de leurs diversités ». Les enfants dont nous parlons sont : « Enfants étrangers, peut-être, enfants étrangers à la société française, assurément non, et plus assurément encore, élèves français en tant quélèves de lEcole française ». En 1990, le ministre de lEducation Nationale de lépoque, Lionel Jospin, déclara : « Lécole a une double mission, favoriser le succès scolaire de tous les élèves et contribuer à faire reconnaître lappartenance des immigrés dans notre société ». Si lécole a pu jouer ce rôle, cest parce que des professeurs et des instituteurs croient en la nécessité de cette intégration sociale et culturelle, qui nest autre que lapplication de la philosophie de lécole publique : « égalité de traitement pour une égalité de chance ». Le concept de médiation culturelle dans le domaine de lécole fait référence aux parents-relais, dorigine étrangère, qui jouent le rôle dintermédiaires entre les élèves étrangers, leurs parents et les enseignants. Leur rôle est avant tout celui de transmettre nimporte quel type dinformation aux parents des élèves qui ne parlent pas bien encore le français ou bien quils ne le parlent pas du tout. Pour conclure, nous pouvons affirmer que, même du point de vue de lécole, le concept de médiation culturelle en France, se présente avant tout comme réponse ou solution à un désavantage quil faut combler. Le tout semble se concentrer exclusivement sur la relation daide face aux difficultés linguistiques ou culturelles que peuvent avoir les étrangers. En ce qui concerne lItalie, comme pour le discours de limmigration, celui de la médiation culturelle est beaucoup plus récent. Lurgence commença à la fin des années 80, lorsque dans les régions du nord en particulier (à plus forte présence migratoire), une telle figure surgit comme réponse au besoin des opérateurs publics et privés, principalement dans le domaine social et sanitaire. Cest ainsi que le premier cours de formation fut réalisé à Milan en 1989/90, par lAssociation Naga avec le financement du Fond Social Européen et la contribution de la Région Lombarde. Le but était celui de former un profil professionnel nouveau en Italie, qui fut une aide et une médiation justement entre les utilisateurs étrangers et les opérateurs italiens. Ce premier cours eut un caractère expérimental étant donné le manque complet dexpériences précédentes. Son but était dadapter notre système sanitaire à la nouvelle demande de la part des immigrés et garantir en même temps le respect des droits fondamentaux, entre autre celui de la santé, garantit par la Constitution italienne à toutes les personnes présentes sur le territoire. Successivement, la loi du 6/3/98 « Discipline de limmigration et règles sur la condition de létranger » a fait référence à la figure du médiateur culturel, en définissant son rôle « dagent/instrument pour lintégration sociale des minorités », et aussi, le Texte Unique qui introduit et reconnaît pour la première fois la figure du médiateur culturel, « afin daider les rapports entre chaque administration et les étrangers appartenant aux divers groupes ethniques, nationaux, linguistiques et religieux » (art.42, c.l, lett. d).
Conclusion Il est désormais évident quune série de facteurs socio-économiques nous entraîne inéluctablement vers une société multiethnique et pluriculturelle, au moins jusquà ce que nous ne réussiront pas à distribuer les ressources entre les différentes zones géographiques dune manière plus juste et plus équilibrées pour réussir à éviter les migrations de masse entre les territoires riches et les territoires pauvres. Notre analyse aura démontré comment les modèles dintégration dans les deux pays sont fortement influencés par lévolution des axes politiques et institutionnels et des dynamiques du consensus. En outre, cet aspect résulte aujourdhui bien évident, si lon tient compte de lénorme changement de la législation sur limmigration proposé par les gouvernements de droite actuels dans les deux pays.
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